Chaleur extrême : ce que cela change ici
L'été 2026 a été le plus meurtrier depuis 2003 : 5 764 décès en excès du 17 juin – 2 juillet 2026, soit +36 % de surmortalité par rapport au niveau attendu des six dernières années — Santé publique France, données provisoires. Les 75 ans et plus concentrent environ les deux tiers de cette surmortalité, et les épidémiologistes pointent d'abord le logement mal adapté à la chaleur, la surmortalité étant observée surtout à domicile. Repère historique : la canicule de 2003 avait causé environ 15 000 décès.
À Trouy, l'exposition se mesure en zone H1b (été Ea) : environ 6 nuits tropicales par an, pour 12 journées au-dessus de 30 °C dont 2 au-dessus de 35 °C. La nuit non rafraîchie, plus encore que le pic de l'après-midi, explique la surmortalité observée à domicile.
Le contexte peu dense limite l'effet d'îlot de chaleur à Trouy. La sur-occupation thermique se concentre alors sur les 6 nuits tropicales et les 2 journées au-dessus de 35 °C, où l'inertie du bâti est saturée.
Le parc local compte 1 771 résidences principales, dont 99 % de maisons individuelles : la chaleur y entre surtout par la toiture et les combles, et une pièce-refuge à l'étage est le point sensible à traiter en priorité.
La chaleur extrême devient récurrente : l'anticipation est la meilleure protection. Une climatisation réversible maintient un intérieur sain et sûr pendant les pics de chaleur — pour l'ensemble du logement, ou, à budget maîtrisé, pour une ou plusieurs pièces-refuges (chambre, séjour) où se protéger aux heures les plus chaudes. Cette anticipation est particulièrement essentielle pour les personnes âgées ou fragiles.
Estimer ma climatisation réversible
Source : Santé publique France — bilan « 5 764 décès en excès » du 17 juin – 2 juillet 2026 (données provisoires, en partenariat avec l'Inserm). — mise à jour 2026-07.