Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Ris-Orangis, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 8 393 logements collectifs à Ris-Orangis, soit 74 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 41 % à Ris-Orangis — de l'ordre de 4 646 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
43 % des logements diagnostiqués à Ris-Orangis sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 50 % à Ris-Orangis (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Ris-Orangis et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.