Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Morangis, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 2 306 logements collectifs à Morangis (41 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 59 % à Morangis — de l'ordre de 3 324 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
3 % des logements diagnostiqués à Morangis sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 36 % de bailleurs dans le parc à Morangis, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Morangis et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.