Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Marseille 10e arrondissement, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 25 153 logements collectifs à Marseille 10e arrondissement, soit 87 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 52 % à Marseille 10e arrondissement — de l'ordre de 15 005 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
0 % des logements diagnostiqués à Marseille 10e arrondissement sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 55 % à Marseille 10e arrondissement (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Marseille 10e arrondissement et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.