À Digne-les-Bains, la morphologie du parc — collectif d'après-guerre et années 1970-1990 — et la zone H3 déterminent l'ordre des lots : l'enveloppe d'abord quand elle est déperditive, la production de chaleur ensuite, la ventilation en garde-fou sanitaire.
Avec de l'ordre de 6 016 logements collectifs à Digne-les-Bains (64 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 38 % du parc à Digne-les-Bains, soit environ 3 589 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
3 % des logements diagnostiqués à Digne-les-Bains sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 58 % à Digne-les-Bains (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Digne-les-Bains et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.