Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Carpentras, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 6 644 logements collectifs à Carpentras (48 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 29 % à Carpentras — de l'ordre de 4 098 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
1 % des logements diagnostiqués à Carpentras sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 53 % de bailleurs dans le parc à Carpentras, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Carpentras et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.